Résignation

Bruisse le vent léger dans les feuilles dorées
Comme mon âme à jamais condamnée
De ne pas me souvenir et airer

Fracas de la vague mourante sur le rocher résigné
Comme mon cœur à jamais mutilé
De ne jamais te trouver

Bruit des pas sur la neige en beauté
Comme mon être à jamais pétrifier
De ne pas croire en toi émerveillé

Plic ploc de la pluie sur les fenêtres fermées
Comme mon corps à jamais traumatisé
De ne jamais te toucher

Gronde l’éclaire sur les valons éparpiller
Comme ma colère à jamais éplorée
De t’en vouloir pour ne pas m’aimer

Je reste pourtant là immobile
Je reste pourtant là fragile

Un lointain murmure résonne
Comme un bruit de fond qui ronronne

Auxquels je ne prête plus d’attention
Car j’ai oublié les passions

2 commentaires pour l'article “Résignation

    • N’est-ce pas dans le vouloir qu’on peut prendre conscience de toute notre manque de pouvoir ? Qui est en somme fort heureux (ce manque) ?

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